mieux-etre.ch

Des casseroles dans le dos

La question

Je souhaite donner mon congé dans l’entreprise où je travaille, car de graves dissensions avec mon supérieur rendent ma vie insupportable. Mais chaque fois que je suis prêt à décrocher un nouvel emploi, on me ferme la porte au nez: lorsqu’ils se renseignent, les employeurs potentiels prennent peur, car ils savent qu’il y a un conflit. Comment m’en sortir?

Le proverbe du sage Nô-Mi

Un jardin jonché de ronces n’est pas forcément le signe que la terre en est aride...

 

La réponse du psy

Vous êtes nombreux à vivre cette même situation: quel que soit l’origine de la mésentente dans l’entreprise où l’on travaille, on la traîne avec soi comme une casserole qui fait beaucoup de bruit. Mettez-vous à la place d’un patron qui a le choix entre de nombreux candidats intéressants: s’il sait que l’un d’eux a passablement de problèmes là où il travaille, va-t-il prendre le risque de l’engager chez lui ou préférer quelqu’un de plus “tranquille”? Cette appréciation prendra d’autant plus de poids que le dossier de candidature ne contiendra pas d’éléments susceptibles de contrebalancer cette réputation aux relents de soufre et de poudre. Je vous conseille donc d’essayer, dans la mesure du possible, d’étoffer vos références et de garnir vos certificats de travail: ce sont de précieuses garanties qui ne risquent pas de vous trahir. Contactez les personnes dont vous souhaitez obtenir le concours et expliquez-leur clairement la situation: si elles sont contactées, elles plaideront sûrement en votre faveur. Evitez aussi le piège classique qui consiste, lors d’un entretien d’embauche, à occulter complètement une situation tendue au travail: sans forcément entrer dans les détails, signalez que tout ne tourne pas rond et qu’il ne faut pas s’attendre à ce que votre supérieur vous lance des bouquets de compliments fleuris. On peut avoir peur d’une trop grande franchise dans ces cas épineux mais la sincérité reste toujors un atout de poids lorsqu’il faut prendre une décision. Enfin, ne claironnez pas sur les toits que vous êtes sur le point de partir et que vous cherchez activement une pote de “sortie”: les mauvais coups se nourrissent précisément de ce type d’information. Par chance, beaucoup de responsables du personnel savent merveilleusement faire la part des choses et ne se laisseront pas trop influencer par des langues perfides ou des bruits déplaisants: ils savent qu’un jardin jonché de ronces n’est pas forcément le signe que la terre en est aride...