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C'est la rentrée!

La question

Comment augmenter la motivation des élèves ?

Le proverbe du sage Nô-Mi

Aucune terre n’est aride si l’on prend la peine d’apprendre à la cultiver...

 

La réponse du psy

Comme chaque année, vers la fin du mois d’août, on peut observer une grande migration dans le rang des êtres humains. Grands et petits, ils atteignent ce jour que l’on appelle “la rentrée”, synonyme à la fois de joie (on retrouve les copains et les copines) et de mélancolie (abandonner en plein été la douce brise des plages, quel dommage !)... La reprise de l’école, c’est également le moment, pour les parents et pour les enseignants de se poser des questions quant aux performances qu’ils attendent des enfants et des adolescents, pris dans le tumulte des devoirs, des travaux et des notes. Tous les enfants ne témoignent pas de la même assiduité aux études et il est intéressant d’essayer de comprendre ce qui explique cette différence. De nombreuses recherches (v. bibliographie) ont mis en évidence des facteurs susceptibles d’influencer le développement de la motivation des élèves. Parmi les plus importants, on retiendra :
- l’éducation de l’enfant et les exigences de ses parents par rapport à ses performances, en général;
- les “modèles” que l’enfant choisit dans son entourage et qu’il copie plus ou moins consciemment (par exemple son père, sa mère, un grand frère, une cousine, etc...);
- le milieu dans lequel il évolue et se développe.
Les enfants dont les efforts sont régulièrement couronnés de succès, reconnus, récompensés et encouragés ont toujours une motivation plus grande et plus solide que ceux dont les performances passent inaperçues, sont minimisées, voire soumises à des critiques constantes. Dès lors, il est primordial que les enseignants et les adultes fixent des “normes” de travail qui cadrent avec les potentialités de l’enfant et lui permettent de faire régulièrement l’expérience positive de la réussite. Sans tomber dans le travers de la facilité, les élèves apprennent davantage et acquièrent une plus grande confiance en eux si la barre n’est pas fixée à un seuil difficilement franchissable. Les échecs répétés dans certaines branches peuvent conduire l’élève à baisser les bras. Les mauvaises notes entraînent une chute graduelle des résultats et c’est l’effondrement. Comment l’entourage de l’enfant peut-il aider efficacement dans ce type de situation ? Il faut impérativement :
- reconnaître la valeur de l’ensemble des performances scolaires et non-scolaires et les valoriser,
- soutenir et encourager certaines initiatives, même si elles paraissent “aller de soi” (l’enfant qui fait ses devoirs, par exemple),
- soulager, dans la mesure du possible, les contraintes trop lourdes qui écrasent l’enfant (en aménageant, par exemple, des cours d’appuis, en allant le chercher à l’école si le trajet s’en trouve raccourci, etc...).
N’oublions pas, par ailleurs, que les attentes de l’entourage peuvent parfois conduire à une réaction de refus, lorsque l’enfant sent que l’on ne respecte pas ses choix ou ses intérêts. Inutile donc de le priver de sport ou de loisirs pour l’inciter à se plonger dans ses livres... On risque, au contraire, d’aggraver la situation !
La meilleure démarche consiste à se mettre à la place de l’enfant et à tenter de comprendre quels sont les obstacles auxquels il est confronté. Un dialogue devrait toujours s’établir entre l’enseignant et les parents, ce qui permet de réfléchir ensemble aux causes possibles de certains problèmes et aux remèdes qui pourraient y remédier. Mais quelle que soit la situation, il ne faut jamais mettre une étiquette sur le dos d’un élève : “paresseux”, “lent”, “pas motivé”, etc... Personne ne fait exprès de ne pas réussir et il y a toujours une raison qui explique l’échec !