mieux-etre.ch

Enfants malades durant les fêtes

La question

Mes enfants sont souvent malades à la fin de l’année, justement à l’occasion des fêtes. Et j’ai beaucoup de peine à les soigner : ils ne veulent pas rester tranquilles et demandent une attention contante. D’après moi, pourtant, quand on est malade, on a besoin de calme et de repos. Comment pourrais-je le leur faire comprendre ?

Le proverbe du sage Nô-Mi

La maladie est un peu comme une mauvaise peur : apprivoise-la et tu auras l’impression d’en être débarrassée...

 

La réponse du psy

Lorsque nous avons une grippe, nous nous cachons sous un duvet bien chaud et nous donnerions n’importe quoi pour bénéficier de calme et de repos ! Les enfants sont différents : même lorsqu’ils sont assaillis de fièvre et de maux que nous jugerions insupportables en tant qu’adultes, ils s’ennuient à mourir, confinés dans leur lit, surtout que l’excitation des cadeaux, du Père-Noël et l’ambiance si particulière des fêtes leur fait ressentir la maladie comme une punition injuste qu’ils n’ont pas méritée. La seule chose qui les aide, c’est donc d’être distraits et de vivre autant que possible “normalement”, en compagnie des autres, même s’ils paraissent éteints et sans forces. Evitez de leur donner l’impression d’être isolés, mis en quarantaine (à moins qu’ils n’aient une maladie particulièrement contagieuse). Laissez la porte ouverte et multipliez les petites visites affectueuses. Calez confortablement leur dos à l’aide de grands coussins et installez quelques jouets à portée de main (éventuellement sur un plateau qui tienne sur les genoux). S’ils vous entendent vaquer à vos occupations et qu’ils se sentent entourés, ils ne demanderont pas une attention constante et passeront même de longs moments à bricoler dans leur lit, transformé en vaste terrain de jeu... A moins d’avoir une forte fièvre, ils ne dormiront pas beaucoup plus que d’habitude et il n’est pas très utile de les forcer à plonger dans les bras de Morphée : même avec de la bonne volonté, ils ne s’endormiront que difficilement ! A d’autres moments de la journée, vous pouvez aussi leur proposer des dessins animés ou des programmes de télévision pour enfants. Vous leur ferez également très plaisir en apportant dans leur chambre un poste de radio qui leur donnera la sensation d’être traités comme des “grands”. Enfin, racontez leur des histoires, inventez des contes et n’hésitez pas à “monnayer” leur bonne volonté en promettant diverses petites récompenses. Cet échange ménagera vos nerfs et rendra l’immobilité forcée de l’enfant bien plus agréable. Avec un peu de chance, ce “traitement” contribuera même à accélérer la guérison du bambin.