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Utilité d'un stage

La question

Vos recherches avancent à grands pas: après le dossier, l’entretien et éventuellement un examen visant à tester vos connaissances “de base”, votre employeur potentiel vous propose un stage pratique.

 

La réponse du psy

Celui-ci peut se substituer parfois au test d’aptitudes, mais comme nous le relevions dans un texte précédent, la mise sur pied d’un programme qui vous occupera durant quelques jours au sein de l’entreprise est un exercice passablement fastidieux: pour que cette mise en condition réelle soit fructueuse, il faut en effet mobiliser du personnel qui vous montre le travail à accomplir et prévoir des tâches que vous puissiez faire sans formation particulière mais suffisamment intéressantes pour ne pas vous assommer d’une part et pour donner de quoi vous “évaluer” avec un minimum d’objectivité d’autre part. Il arrive parfois que cet objectif ne soit pas assez reconnu et l’intérêt du stage s’en ressent immédiatement: il ne suffit pas de faire venir quelqu’un dans un bureau ou un atelier pour qu’automatiquement on ait là l’amorce dune collaboration fructueuse. La préparation de cette première prise de contact concrète avec le métier qui sera le vôtre est vraiment primordiale et même s’il est plus que souhaitable que vous-même fassiez preuve de motivation et d’intérêt, on ne peut vous demander l’impossible, à savoir inventer vous-même votre emploi du temps! Le gage de réussite de ces quelques jours repose en fait sur trois éléments fondamentaux: premièrement, le personnel qui va vous encadrer essaiera de juger l’adéquation de votre choix professionnel avec les aptitudes et les attitudes que vous montrerez face aux exercices que l’on vous proposera: on part logiquement de l’idée que ce qui nous passionne - ou suscite notre curiosité - ne provoquera pas des réactions de léthargie, des crises de bâillement ou des phases d’ennui profond. De même, suivant la profession, une certaine habileté manuelle (le “coup de main”), constitue un atout des plus précieux. Deuxièmement, on veut aussi pouvoir apprécier votre faculté à vous adapter aux autres, à nouer de nouvelles connaissances, à vous intégrer dans un milieu “inconnu”. Entrer en apprentissage, c’est signer un bail de plusieurs mois dans une entreprise et il vaut mieux que l’on ait des atomes crochus avec ceux que nous allons côtoyer! Troisièmement, on souhaite vous faire prendre conscience qu’entre la représentation souvent idéalisée d’un métier et sa réalité quotidienne, il y a parfois une différence susceptible de décourager des vocations trop chancelantes. Les contraintes liées aux horaires, au rythme de travail, aux interactions avec autrui et à l’ensemble des problèmes qui caractérisent le monde du travail peuvent en effet tempérer les attentes que l’on a associées à une activité: c’est important d’aimer ce que l’on fait mais on ne saurait oublier que très rares sont les gagne-pain qui soient synonymes, en même temps, de “hobby”...